Garde-robe éthique

Garde-robe éthique, définition : garde-robe minimaliste qui serait constituée de pièces essentielles, fabriquées dans le respect de normes environnementales et sociétales acceptables …  Voilà en gros… Tu noteras que cette définition est large et que chaque humain peut déplacer le curseur. 

Si toi aussi tu es fatiguée de ces amas de fringues, des portants à perte de vue dans les centres commerciaux de périphérie urbaine, de ton armoire pleine à craquer mais qui ne t’inspire pas, des razzia shopping de pièces cheap à usage unique chez H&M, des jeans qui sentent bon les produits chimiques même après 4 lavages, des grosses ficelles marketing de la fast-fashion et des réseaux sociaux, give me five.  Si tu rêves d’une garde-robe qui en plus d’être belle serait respectueuse de l’environnement et des conditions de travail de ceux qui la fabriquent, tu devrais te pencher sur ce concept de “garde-robe éthique”. 

Mais attention ma bichette… chemin pavé d’embûche à l’horizon… Dis toi que tu as en face de toi l’une des industries les plus puissantes du monde, générant un chiffre d’affaires supérieur à celui de l’aviation. L’industrie de la mode et de la production textile a connu une ascension fulgurante au cours de ces vingt dernières années. Elle est aujourd’hui le symbole d’une hyper consommation déraisonné et dangereuse pour la planète et ses habitants.  

Se placer en dehors de ses clous est un choix courageux car il faut tenir bon face à des sollicitations permanentes, à la désinformation et aux tentations perpétuelles. Aujourd’hui je te parle un peu de l’industrie de la mode et de ses ramifications tentaculaires, puis de quelques pistes pour prendre tes distances.

 

Le poids de l’industrie de la mode

La mode est l’une des industries les plus puissantes du monde. 

C’est un secteur qui a connu des bouleversements colossaux en un siècle. 

D’un savoir-faire artisanal précieux, nous sommes passés à une production de masse qui a fait de l’industrie de la mode la deuxième industrie la plus polluante du monde, juste derrière l’industrie pétrolière.

Nous sommes actuellement très très loin de l’esprit artistique initial inspiré par la haute-couture et ses créateurs.

Le prêt-à-porter, véritable révolution des années 50 a laissé la place à une industrie mercantile sans aucun scrupule et prête à tout pour faire toujours plus de pognon.

L’industrie de la mode représente 6% de la consommation mondiale et l’ascension de ce secteur ne fait que de se confirmer année après année.

Entre 2000 et 2014, avec l’avènement de la fast-fashion, la production mondiale de vêtements a carrément doublé.

 

C’est quoi la fast-fashion ?

La fast-fashion consiste à commercialiser dans de grandes chaînes de distribution implantées mondialement (Zara, H&M, Primark etc.), des vêtements à petits prix inspirés des dernières tendances de haute-couture avec des cycles de commercialisation très courts.

Les collections sont renouvelées chaque semaine.

Les cycles de production se doivent donc d’être extrêmement courts, ce que qui impose des « cadences infernales aux fournisseurs et encourage des pratiques irresponsables tant sur le plan social qu’environnemental » (rapport Greenpeace Les dessous toxiques de la mode, 2012.)

La qualité est délibérément négligée pour obtenir des coûts toujours plus bas et des prix de vente dérisoires également puisqu’on note que le prix des vêtements a globalement baissé depuis le début des années 2000. Les vêtements ne sont pas faits pour durer mais pour être portés une ou deux fois max.

Un besoin artificiel qui n’a plus rien à voir avec le besoin primaire de se vétir est créé à grands coups de publicité et d’un noyautage des réseaux sociaux.

Sensibles à un marketing  bien rodé, et pris par un effet de masse, nous avons le pouvoir d’occulter ce qui se trouve au bout de la chaîne de ce plaisir fugace et éphémère.  

Nous savons mettre de la distance avec les conditions inhumaines dans lesquelles sont produites nos baskets qui nous arrivent bien propres et neuves, à mille lieux des dortoirs crasseux dans lesquels sont logés les ouvriers qui les produisent. C’est comme si nous savions collectivement sans que cela n’atteigne nos consciences individuelles.

En 2014, on a dépassé le seuil de 100 milliards de pièces produites, pour atteindre les 129 milliards en 2018, donc à peine 4 ans plus tard. Une augmentation de 60% est prévue d’ici 2030. 

 Ce phénomène de la fast-fashion engendre de graves problèmes :

  • l’impact écologique : l’industrie de la mode est la deuxième industrie la plus polluante du monde. Le problème est collectif, à l’échelle de la planète mais aussi individuel puisque les vêtements que nous portons contiennent de nombreuses substances nocives. 
  • dimension éthique : la plupart des produits textiles sont fabriqués dans des pays du tiers-monde par des ouvriers ne bénéficiant d’aucune protection sociale, sous-payés et exposés à des substances chimiques dangereuses. Un ouvrier au Bangladesh gagne 2€ par jour. Ces travailleurs peuvent être des enfants puisqu’on estime qu’un enfant sur 6 travaille de par le monde.
  • perspective morale : sommes-nous destinées à être des machines à consommer; à travailler comme des robots pour acheter des chiffons dont nous nous lassons en quelques heures ?  Ou y-a-t’il mieux à faire ? Nous valons mieux.

 

Je te propose de visionner le documentaire The True Cost d’Andrew Morgan, un documentaire passionnant sur les dessous de l’industrie de la mode (sur Netflix) :

La production

Production synthétique

L’acrylique, le nylon, le polyester et le polyamide sont fabriqués à partir de dérivés pétrochimiques.

Depuis le début des années 2000, la part de fibres synthétiques progresse de manière exponentielle et  triplé en 15 ans.

Et, d’après ce rapport Greenpeace de 2017, 60% des vêtements produits à l’heure actuelle contiennent du polyester.

Les fibres synthétiques génèrent des émissions de CO2 trois fois supérieures à celles générées par les matières naturelles, à cause de l’utilisation des énergies fossiles qu’elles nécessitent.

Lors de leur lavage, ces fibres engendrent des rejets toxiques qui viennent polluer les cours d’eau pendant toute la vie du vêtement.

 

Production de fibres naturelles

Les fibres naturelles, produites en grandes quantités ont elles-aussi un bilan écologique négatif.

Le coton est la fibre naturelle la plus représentée dans l’industrie de la mode.

La culture du coton représente 28% de la consommation mondiale de pesticides pour seulement 2,5% des terres cultivées. Et lors de sa récolte, des produits toxiques sont également utilisés pour séparer les fibres de coton des feuilles. 

La culture du coton nécessite en plus beaucoup d’eau : 2500 L d’eau sont nécessaires à la production d’un seul t-shirt !

Il est donc préférable d’opter pour du coton bio. Si l’utilisation d’eau reste la même, on épargne au moins à la planète l’utilisation de pesticides.

Et dans l’idéal, tu peux aussi privilégier des fibres moins gourmandes et produites presque localement : le lin et le chanvre par exemple.

La viscose peut sembler une bonne option, mais la production en Chine  se fait également de manière anarchique et entraine une déforestation importante. Le lyocell ou le cupro sont de meilleures alternatives.

Tu peux en savoir plus sur les matières ici :

 

Le danger 

Si nous pouvions encore nous cacher les yeux et faire abstraction de la pollution généralisée de la planète, générée par l’industrie de la mode car elle ne semble que nous concerner collectivement,  il faut savoir que cette pollution nous impacte aussi directement individuellement :

  • la fabrication et le traitement des vêtements en fin de vie polluent l’environnement et les cours d’eau. Ces substances finissent inévitablement dans nos assiettes.

  • porter les vêtements devient dangereux🙈. Dans le document  Les dessous toxiques de la mode Greenpeace partage les résultats d’une étude menée en 2011 sur les vêtements issus de 20 marques. L’échantillon était de 141 pièces achetées dans 29 pays à travers le monde. Je te laisse lire les résultats détaillés de cette étude. Ce qu’il faut en retenir c’est que des substances toxiques et cancérigènes et des perturbateurs endocriniens se trouvaient dans au moins un vêtement de chaque marque et dans les 2/3 des vêtements analysés.

Ah ça, on peut dire que les lobbies d’une industrie pesant 1700 milliards de dollars par an (2017) à l’échelle de la planète, font bien leur travail de sape.

Au final, on parle très peu de cet énorme scandale sanitaire que représentent les perturbateurs endocriniens et autres substances cancérigènes. On les évoque de temps en temps dans les médias, mais sans jamais pointer directement du doigt les liens de cause à effet.

Qui parle des problèmes de fertilité que nous avons actuellement dans les pays industrialisés ? Je connais autour de moi des dizaines de couples qui ont recours à la PMA pour un avoir un enfant. Personne ne parle de ça. Ne parlons même pas des cancers à la pelle…Oui ça peut paraître galvaudé mais la triste réalité est bien là. Et ce n’est pas parce que c’est devenu monnaie courante d’avoir des gens malades autour de soi que cela devrait moins nous alarmer.

La pollution

Pour juger de la pollution générée par un produit, il faut considérer son cycle de vie.

Un vêtement génère de la pollution : 

  • pour la fabrication des fibres qui le compose, qu’elles soient naturelles ou synthétiques.
  • par les teintures utilisées qui génèrent des rejets toxiques dans l’environnement,
  • par le transport nécessaire depuis les pays d’Asie,
  • par le lavage du vêtement qui libère des microfibres nocives dans l’environnement,
  • par sa fin de vie : il finit dans une décharge et les fibres synthétiques mettent des dizaines d’années à se dégrader.

Il faut savoir en effet que le volume est tel que la plupart des vêtements ne sont pas recyclés et finissent dans d’immenses décharges à ciel ouvert en Afrique et en Asie, polluant massivement les sols de particules toxiques transportées par les eaux de ruissellement.  

Trois documents Greenpeace très instructifs, clique dessus pour les lire !

Un problème éthique 

La plupart des vêtements sont aujourd’hui produits dans des pays du tiers-monde exploitant les ouvriers qui travaillent comme des forcenés 10 à 15h par jour sans droit à des congés payés et sans aucune protection sociale. 

Ces ouvriers travaillent dans des conditions désastreuses, manipulant des produits chimiques sans protection, travaillant dans des lieux inadaptés et logés dans des dortoirs d’usine sans aucune perspective d’avenir. 

On se souvient toutes du drame du Rana Plaza dont l’effondrement a fait 1130 morts au Bangladesh en avril 2013.

Les ouvriers travaillaient dans des conditions difficiles pour des marques internationales comme Nike, Mango, Primark etc. dans un bâtiments dont les 4 étages supérieurs avaient été construits sans permis.

Des fissures avaient été découvertes la veille de l’effondrement et une évacuation avait été ordonnée. Les étages inférieurs avec une banque et des commerces avaient effectivement été évacués mais les ouvriers travaillant dans les ateliers de confection des niveaux supérieurs ont eu l’ordre de revenir le lendemain. Après avoir refusé le matin même de reprendre leur poste en raison de nouvelles fissures, ils ont été menacés de licenciement immédiat. Ils ont fini par monter dans les étages.

L’immeuble s’est effondré 1h plus tard en moins de 2 minutes. Parmi les victimes, de très nombreuses femmes mais aussi leurs enfants placés en crèche dans l’immeuble.

Ce drame avait ému les occidentaux sur le sort de ces travailleurs de l’ombre, oeuvrant pour nous offrir des t-shirts à 2€… mais la consommation a repris de plus belle dès que l’actualité est passée à autre chose.

 

Les solutions pour une garde-robe éthique 

Je viens de plomber ton dimanche avec cet article ?

Attends ma Belle ! Tout n’est pas tout noir !

On assiste heureusement depuis quelques années à l’émergence de courants alternatifs, de personnes rejetant cette sur-consommation et l’hégémonie des mastodontes de l’industrie de la mode.

Une nouvelle tendance “slow fashion” gagne du terrain et s’installe durablement dans le paysage fashionesque.

Elle consiste à consommer de manière plus raisonnée et plus exigeante.

Une garde-robe éthique c’est une garde-robe qui répond à certains critères :

  • un impact environnemental moindre, de la production des matières premières au recyclage
  • une fabrication dans des conditions décentes par des ouvriers payés  décemment et protégés socialement
  • un transport réduit
  • une garde-robe réduite à l’essentiel (l’essentiel étant une notion relative)

Les pistes habituellement évoquées pour une garde-robe plus éthique :

 

Le choix des matières

Tu peux préférer les matières naturelles aux matières synthétiques en privilégiant les productions peu gourmandes en eau et en pesticide : lin et chanvre; et en privilégiant le coton bio.

Les matières naturelles sont globalement moins polluantes mais ont aussi l’avantage d’une plus longue durée de vie.

Entre 2000 et 2015 on a constaté que la durée de vie des vêtements avait été divisée par deux. C’est directement lié à l’hégémonie du synthétique. Préfère des vêtements dans de belles matières naturelles, tu les garderas plus longtemps.
Les matières naturelles donnent en plus un aspect plus qualitatif et plus noble à tes vêtements. Tu prendras plaisir à les porter et tu ne t’en lasseras pas. Tu auras moins envie de t’en débarasser à chaque nouvelle tendance.

Sais-tu que la laine ne représente plus que 1,5% de la production mondiale de fibres textiles ?

Même si les conditions de production peuvent être discutables également, un pull en laine sera toujours une meilleure alternative au synthétique (sauf si tu es vegan).

Le marché de l’occasion

Un truc encore plus “propre” que d’acheter des vêtements écologiques, c’est d’acheter d’occasion.

Tu évites ainsi à un nouveau vêtement d’être mis en circulation.

Si la demande se réduit, les marques finiront par produire moins.

La surconsommation est telle que tu peux trouver des vêtements très peu ou pas portés du tout sur le marché de l’occasion.

Mais attention, certains sites comme Vinted peuvent également produire une frénésie d’achats et entretenir la surconsommation.

“C’est pas cher alors j’achète. Alors qu’en réalité je n’en ai pas besoin.”

Après la notion de besoin reste relative. Si le besoin est celui primaire de se vêtir, je pense que nous avons suffisamment de vêtements pour répondre à nos besoins sans effectuer le moindre achat pendant 10 ans !

Mais il peut y avoir d’autres types de besoins, le besoin d’avoir du style, le besoin d’être coquette etc. Ici, on est plutôt sur ce segment là. Et la bonne nouvelle, c’est que ce n’est pas antinomique. Tu peux t’amuser avec ton style, être coquette, varier et avoir une conscience !

Consommer moins

C’est selon moi la solution de garde-robe éthique la plus durable.

Il faut revoir entièrement notre manière de consommer pour renverser la vapeur. Je t’en parle très souvent sur ce blog.

Réduire drastiquement sa consommation de vêtements c’est aussi une démarche éthique. Parce que tu cesses d’alimenter le système. Et si nous sommes des millions à cesser d’alimenter le système, alors il est obligé de changer pour s’adapter.

Réduire sa consommation, c’est avant tout faire preuve de mesure.

Si tu commences à prendre en compte tous les critères pour une garde-robe 100% éthique, cela devient très difficile de t’habiller :

  • matières biologiques
  • consommation d’eau limitée
  • vegan
  • teinture naturelles
  • production locale (pour limiter le transport et pour des ouvriers payés correctement et protégés)
  • traçabilité
  • zéro dechet
  • seconde main
  • recyclable

Va associer tout ça avec des pièces dont les coupes collent à ta silhouette, te mettent en valeur et te plaisent…

Il y a beaucoup de monde dans l’équation, n’est-ce-pas ?

Mais la vie, c’est pas tout blanc ou tout noir.

Tu peux aussi acheter un t-shirt en coton, une jupe en viscose ou un pull en laine sans risquer d’être brulée sur un bucher.

Tu peux acheter une jupe fabriquée en PRC sans t’autoflageller avec la ceinture en PVC fournie avec !

Tu consommes… mais pas à outrance.

Tu fais preuve de bon sens, tout simplement.

C’est très gratifiant car tu cesses d’encourager une industrie sans aucun scrupule qui fait travailler les ouvriers comme du temps des Misérables. Puis tu penses à toi. Tu n’es plus un objet, une machine à consommer, un porte-monnaie sur pattes. Non, tu es une personne qui pense, qui réfléchit, qui fait des choix. Tu retrouves ton libre-arbitre.

Tu pioches le meilleur. Le meilleur pour toi …avec modération.

Ta participation, c’est ta parcimonie.

Et par effet de ricochet, le monde devient meilleur pour la collectivité aussi.

Tu retrouves le plaisir de te faire plaisir en ciblant soigneusement ce que tu achètes.

Tu retrouves l’estime de toi en te permettant autre chose que des chiffons et des babioles sans valeur.

Tu te construis une belle garde-robe durable.

 

Alors en quoi ça consiste concrètement ?

Tu peux commencer par lire ce blog, car c’est vraiment la philosophie que j’essaie d’y partager : Construire une garde-robe adaptée, qualitative et durable.

Pour moi tout est juste une question de bon sens.

Je ne te conseille pas le boycott de Zara et consorts.

Je pense que c’est une belle cause honorable, mais j’ai du mal avec le tout ou rien, blanc ou noir toussa… J’ai toujours aimé les nuances, je ne suis pas binaire pour un sous.

Il y a selon moi une voie du milieu plus accessible pour une majorité.

Vouloir quelque chose de parfait nous amène souvent à renoncer.

La voie de l’équilibre est plus sage.

Oui, tu peux te faire plaisir avec une petite pièce de chez Zara de temps en temps… à condition de ne pas faire une razzia tous les samedi !

Cessons de nous culpabiliser. Essayions juste de faire du mieux possible.

Nous portons  20% de nos vêtements 80% du temps.

Ensemble, nous allons réduire le nombre de nos vêtements pour changer ce ratio.

Je te propose de relire les articles sur la garde-robe minimaliste :

Si comme moi, tu es plutôt du genre passionnée par la mode, par les fringues, tu peux avoir un apriori de truc bien chiant en ce qui concerne la garde-robe minimaliste ou capsule.

C’est vrai… Moi aussi, je trouvais ça soporifique au possible, en consultant les visuels sur Pinterest : du gris, du blanc, du noir, des rayures… que des basiques…

Pour moi, une garde-robe minimaliste ou une garde-robe éthique, c’était faire un sacrifice.

J’avais l’impression de devoir “renoncer” à quelque chose, ou d’être condamnée à une vie stylistique monacale pour le restant de mes jours.

Mais ce n’est pas le cas du tout, tu peux avoir une garde-robe capsule et tendance…avec des pièces fortes, des blouses colorées, des boots dorées, des looks bohèmes, rock, etc !

Je t’explique tout dans ces articles !

Tu peux te constituer une super garde-robe avec une soixantaine de pièces (y compris accessoires).

Et tu verras que c’est passionnant, parce qu’au lieu de t’acheter plein de petits trucs sans intérêts, tu vas te mettre en chasse de la petite pièce parfaite POUR TOI ! Et tu vas voir que step by step, tu vas très rapidement gagner en style !

Dans les articles sur les essentiels de la garde-robe, je t’explique pour chaque pièce comment bien la choisir pour ne plus commettre d’erreur d’achat.

Tu vas libérer du budget et pouvoir t’offrir les pièces dont tu rêves !

C’est faisable !

Tu te sentiras stylée avec moins de vêtements dans ton armoire… dingue, non ?

Et cela juste parce que tu auras exactement toutes les pièces qu’il faut pour te constituer tes looks. Alors qu’actuellement, je suis à peu près sûre qu’il te manque toujours quelque chose, non ?

 

Des marques éthiques

Des marques se sont engoufrés dans ce créaneau des “vêtements éthiques”.

Attention, comme pour le bio, il y a du bon et du moins bon.

Il faut faire le tri entre les marques qui ont une vraie démarche éthique de A à Z et celles qui font du “éthique washing”, et qui en profitent pour te refourguer à prix d’or des pièces produites dans des conditions discutables, ça existe aussi malheureusement.

Tu peux privilégier les marques produisant en France ou en Europe.

Méfie-toi des étiquettes “design en France”, cela ne veut pas dire fabriqué en France. Le modèle a simplement été dessiné en France.

Méfie-toi également des produits fabriqués en France et vendus à moindre prix, ils peuvent avoir été fabriqués dans des ateliers clandestins dans lesquels travaillent des ouvriers sans-papiers sous-payés et sans protection sociale.

Le “made in France” produit de manière éthique a un prix.

Moi quand je vois des titres d’articles sur internet du genre “10 astuces pour une garde-robe éthique pas chère”, ça me hérisse un peu le poil.

Pas que j’ai envie de jeter l’argent par les fenêtres. On cherche toutes le meilleur rapport qualité-prix… Mais bon, la qualité de matière, de confection et la production en France ont tout de même un coût certain dont on ne peut faire abstraction.

Pour moi, vouloir aborder une garde-robe éthique en partant sur le principe de rechercher un prix, c’est antinomique.  Seul le fait d’acheter moins permet de concilier budget et garde-robe éthique. Il n’y a pas trop de grand secret sur ce sujet…

Je te conseille l’article de Coline sur le Prix des choses.

Je retiens l’esprit de l’article : Chaque chose a un prix. Si ce n’est pas toi qui le paye, alors c’est l’ouvrier qui le produit, ou quelqu’un d’autre… mais quelqu’un paye un prix.

On pourrait d’ailleurs avoir un débat sur ces marques  Iro Paris, Ba&Sh, Sadro etc. qui vendent du polyester à prix d’or. C’est vrai, je suis d’accord avec ça. C’est pour cette raison qu’il est indispensable de bien lire les étiquettes et de faire le tri. Ce n’est pas parce que ça coute cher ou que cela vient de telle ou telle marque que c’est bien.

 

Cette semaine, je te propose une liste de marques éthiques.

Ça c’était vraiment le big challenge pour moi.

Parce que j’ai un gros apriori sur les marques éthiques. Pour moi, ça coute un bras et c’est pas jojo jojo niveau fun…

Un peu comme pour la garde-robe minimaliste, on est sur du gris, du blanc, du rayé et du basico-basique.

Alors comme pour la garde-robe minimaliste, j’ai essayé de voir les choses sous un autre angle.

J’ai essayé de trouver la petite touche que je pouvais apporter au concept de garde-robe éthique en sélectionnant des marques un peu différentes de celles que l’on peut voir dans ce genre de catalogue (souvent trop roots ou trop classiques pour moi)

Ce sera peut-être pas du parfait parfait version fondamentaliste de l’éthique, mais ce sera accessible et comme on aime.

Nous pouvons toutes en être à des stades différents :

  • tu peux être vegan, n’acheter que du lin et du made in France
  • tu peux acheter des vêtements en coton, laine ou cuir, made in France.
  • tu peux acheter des vêtements en coton bio pas made in France
  • tu peux juste continuer à acheter les mêmes choses mais en moindre quantité

Dans tous les cas, on pourra dire qu’il s’agit d’une démarche engagée. Parce que ce qu’il faut bien se dire c’est qu’il n’y a pas une garde-robe éthique, il y a des gardes-robes éthiques

Il appartient à chacune de nous de trouver sa formule !

Et de poser sa pierre à l’édifice à sa façon !

Nous ne sommes pas là pour nous juger mais juste pour essayer de faire le mieux possible.

Si ce sujet de la garde-robe éthique te passionne, je te suggère L’annuaire des marques éthiques d’Ondine du blog Eloge de la curiosité.

On papote ?

Ce tour d’horizon est loin d’être exhaustif, mais à 4000 mots je me suis dit qu’il constituerait déjà une bonne entrée en matière 😉. Nous reviendrons régulièrement sur le thème de la garde-robe éthique. En attendant, j’aimerai bien connaître ton avis sur le sujet ? Est-ce que tu te sens concernée ? Est-ce que c’est un sujet qui te préoccupe ? De quelle manière apportes-tu ta pierre à l’édifice ?

Viens me raconter tout ça en commentaire si tu as un instant !

Passe une belle journée ! 

Des Bisous 😘 !

Stylée.fr- Le blog mode pour femme de 40 ans

Crédit photo image principale :  Stylée.fr

15 Commentaires

  1. Silyne

    Pour être honnête Cindy je ne suis pas tout à fait certaine d’être au point sur le sujet !
    Ton article est vraiment très intéressant que je complèterais par la lecture des liens que tu donnes, c’est sur qu’il faut réagir car devenir éco responsable est très important pour la planète, d’ailleurs je pense que nous le sommes toutes à petite échelle d’une façon ou d’une autre !
    La garde robe minimaliste pour ma part je ne le sens pas, éthique un peu plus, j’ai déjà commencé depuis longtemps par le made in France et les matières nobles, cependant très difficile de compléter sa garde robe sans tomber sur une étiquette 95 % polyester !
    Prenons le cas du pantalon noir (basique de la garde robe) est-ce qu’il en existe qui soient de marques éthiques avec un beau tombé et fluide en se passant du polyester ? Quoique mon dernier achat est un pantalon moutarde en 70 % modal et 30 % polyester (oups pas vu!) et de chez Mango en plus.. hé oui on ne se refait pas 😉
    Bonne ou mauvaise élève je ne sais pas, pas à pas je modifie mon comportement tout en restant moi même.. j’adore la mode, j’adore les fringues.. j’ai encore en souvenir qu’enfant je ne pouvais porter mes nouveaux vêtements ou chaussures que le dimanche 🙁 .. ceci explique cela et depuis j’ai rattrapé le temps perdu !
    Par contre mon objectif est désormais basé sur la qualité et je dois dire que l’annuaire des marques éthiques me fait déjà de l’oeil !
    Belle belle journée à vous les filles et Cindy merci pour tes articles qui amène à la réflexion 🙂

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  2. Manue

    Coucou vous toutes
    C’est un article qui a le mérite de nous obliger à nous interroger sur le sujet, j’essaye de contribuer à mon niveau mais point de vue vestimentaire, pour le moment c’est pas ça, même si j’achète pas beaucoup dans les fast-fashion bas prix comme primark ou h&m parce-que c’est vraiment mauvais en terme de qualité et je sais qu’ils ne sont pas du tout éthique dans la fabrication et l’aspect humain est déplorable, donc je limite vraiment ce genre d’enseigne.
    Mais je trouve que dans ce pays on ne va pas au bout des choses, je m’explique : j’ai commencé il y a plusieurs années à trier mes déchets mais je me suis très souvent, trop souvent retrouvée devant des containers de tri débordant, donc je repartais avec mes sacs remplis, jusqu’à ce que j’en ai marre et que je jette l’éponge ! C’est dommage parce-qu’on dépense de l’argent public pour installer les containers, on fait une pub de ouf sur le tri et au final ça ne donne rien d’efficace idem pour le tri des textiles, de la poudre de perlimpimpin !!! Voilà où j’en suis.
    Pour autant je ne suis pas du tout réfractaire au sujet et j’ai hâte de découvrir les marques qui se sont lancées dans la mode éthique, si c’est abordable et sympa, j’achèterai sans hésiter !

    Réponse
    • Cindy Toscano

      Coucou Manue !

      Merci pour ce retour !
      Ici le tri des déchets est obligatoire, ça ne rigole pas 🙈. Et si tu ne tries pas bien, ils ne prennent plus ta poubelle ! 🙄… Moi je dis tant mieux… sauf qu’après, nos déchets (même les déchets verts style le gazon) partent à 40km de chez nous en camion… va chercher l’erreur 🙈…

      Mais je crois tout de même qu’en contribuant chacune de notre manière, le schmilblick avance… il ne faut pas se décourager. Il en va de l’avenir de notre planète. À un moment, à défaut d’être face à une conscience, on sera face au mur de toute façon.

      La découverte de ces marques éthiques est tout à fait récente pour moi, parce que j’avais un gros apriori sur le sujet. Je suis agréablement surprise ❤️.

      Pour autant la voie que j’ai choisi est déjà celle de consommer moins et plus durablement en privilégiant une meilleure qualité, et je crois que c’est déjà un beau pas. Nous pouvons toutes trouver nos compromis…

      Primark, je ne peux même pas renter dans ce magasin (sans vouloir paraitre snob) 🙈… C’est le chiffon dans toute sa splendeur et le summum de l’hyper-consommation selon moi.

      Merci pour cet échange !

      Passe une belle journée ! Bisous !

      Réponse
  3. Sophie

    Bonjour, C’est un article intéressant et qui nous concerne toutes. Il faudrait déjà commencer par acheter moins, c’est pas toujours facile 😉. Acheter éthique à des prix plus élevés, pourquoi pas si c’est vraiment mérité. A ce sujet l’article de Coline est éclairant et je suis d’accord avec elle au sujet de grandes marques qui fabriquent du polyester en Chine et te vendent ça 300 €. J’espère que tu vas nous donner de belles adresses.

    Réponse
    • Cindy Toscano

      Coucou Sophie,

      Ce n’est pas facile de se limiter quand on a été happée dans ce cercle infernale de la surconsommation qui est devenue la règle de notre société. Pour autant, quel plaisir de retrouver le plaisir des belles choses ❤️… Je trouve que c’est valorisant de passer plus de temps à chercher de plus jolies choses plutôt qu’à coder aux miroirs aux alouettes !

      J’ai été très agréablement surprise par les marques que j’ai découvertes et publiées dans l’article de mardi ! J’espère qu’elles te plairont !

      Passe une belle journée ! Bisous !

      Réponse
  4. Radha

    Bonsoir Cindy et merci pour cet article très bien documenté ! Je l’ai lu en intégralité mais c’est sûr je prendrai le temps cette semaine de me pencher sur les liens et si possible le docu sur Netflix. Je partage entièrement ton avis, comme toi je me sens souvent “somewhere in the middle”, j’ai beaucoup de mal avec les extrémismes quels qu’ils soient. Prendre conscience et commencer à modifier ses habitudes pour aller dans le bon sens, c’est déjà agir. En matière de mode comme dans bien d’autres domaines. Reste à savoir s’il n’est pas déjà trop tard ?… Je crois beaucoup dans les jeunes générations, elles sauront nous montrer l’exemple.

    Réponse
    • Cindy Toscano

      Coucou Radha,

      Moi aussi je crois beaucoup en nos enfants qui ont un degré de conscience sur ce sujet que les plus anciens n’ont pas forcément ❤️. Ma fille est naturellement minimaliste. C’est surprenant. Et très appréciable 😉.

      On ne sait pas à quel moment il sera trop tard, mais on ne pourra pas dire qu’on ne nous avait pas prévenues 🙈!

      Passe une belle journée ! Bisous !

      Réponse
  5. cregni

    Bonjour Cindy, bonjour les stylettes,

    Excellent sujet ! Je crois aussi que tout est dans la mesure question consommation.
    En ce qui me concerne, je commence à m’intéresser à l’éthique dans le domaine de la maroquinerie.
    Je pense surtout à la méthode de tannage. J’ai découvert que le tannage minéral (au chrome) était très polluant et que le tannage végétal était nettement préférable. Beaucoup de petites marques s’y mettent et le choix des consommatrices pour des produits plus éthiques peut être déterminant pour faire progresser les choses.
    J’ai découvert des marques éthiques grâce au blog d’Anne Montecer. Mais peut-être le connais-tu? J’attends maintenant ta liste ! bisous

    Réponse
    • Cindy Toscano

      Coucou ma Belle !

      Tu fais bien de me parler de ce sujet du tannage végétal. Je vais me pencher sur la question pour en parler dans un futur article ❤️.

      Je connais le blog d’Anne Montecer et je rejoins tout à fait sa position sur les basiques et sur une slow-fashion avec une consommation stylée … mais raisonnée ❤️.

      Passe une belle journée ! Bisous !

      Réponse
  6. roxane.b28

    Bonjour Cindy,

    Merci pour cet article très intéressant, et important.

    Je m’étais déjà bien renseignée sur le sujet, j’ai hâte de voir ta liste de marque éthique et fun 🙂

    Je connais déjà quelques jolies marques responsables, comme Balzac Paris et Hircus (cachemire testé et approuvé)..

    Je trouve également que c’est compliqué d’adopter une garde robe 100% éthique.

    Pour ma part, j’achète régulièrement en seconde main, mais l’inconvénient, c’est qu’on ne peut pas renvoyer l’article s’il ne convient pas, donc il faut bien réfléchir à son achat et se renseigner sur le modèle avant le craquage.. sinon on se retrouve encore avec un vêtement à revendre!

    Concernant le Made in France, je vois plusieurs petites marques qui proposent des modèles fabriqués en France autour d’une centaine d’euros. Sauf que quasiment tous leurs vêtements sont en polyester.
    Personnellement entre une robe en polyester faite en France et une robe en soie faite en Chine, je prends la seconde, au moins je sais que je la porterai…

    Réponse
    • Cindy Toscano

      Coucou Roxane !

      Merci pour ce retour !

      Je trouve que justement le fait de devoir réfléchir avant de commander fait vraiment partie de la démarche. Il ne faut pas se louper. Du coup ça oblige à retrouver certains réflexes que l’on avait avant l’avènement du e-commerce et la possibilité de commander juste pour voir et de renvoyer sans frais.

      Pour les matières, tu as raison. lorsque j’ai fais ma sélection j’e suis tombée sur beaucoup de polyester … mais aussi sur de belles matières pas forcément beaucoup plus chères ! Je crois que ça, c’est vraiment entrain de bouger. On peut faire éthique et beau ❤️!

      Passe une belle journée ! Bisous !

      Réponse
  7. isaoh

    Article tŕes interessant. Réflexion motivante pour modifier ma façon d’effectuer des achats.
    Correspond à ce que je souhaite mettre en place. Merci pour cet accompagnement.

    Réponse
    • Cindy Toscano

      Merci pour ce retour 🥰

      Réponse
  8. Fabienne D.

    J’ai découvert récemment une application qui s’appelle Good on You. Elle est en anglais mais ce qui est intéressant c’est qu’il évalue le niveau des efforts fournis par les différentes marques tant sur le plan écologique, social que du bien-être animal. Toutes les marques ne sont pas reprises mais pour celles qui y sont on a une évaluation globale ainsi qu’un détail par préoccupation est repris. Ce qui est chouette c’est d’avoir l’information complète après chacun décide selon ses priorités ce qu’il considère comme acceptable ou non.

    Réponse
    • Cindy Toscano

      Bonjour Fabienne !

      Merci pour cette info ! je vais m’intéresser de plus près à cette application que je ne connaissais pas !

      Et tu as trouvé les mots justes : ” chacun décide selon ses priorités ce qu’il considère comme acceptable ou non.”

      Et chaque pas est déjà un pas dans le bon sens !

      Passe une belle journée ! Bisous !

      Réponse

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