Quels sont les objectifs que vous souhaitez atteindre avec votre nouvelle garde-robe ? Qu’est-ce-qui est important pour vous ? Il est indispensable de bien définir la problématique pour que le résultat obtenu réponde enfin à vos attentes. Listez vos objectifs grâce à ces quelques pistes de réflexion.

 

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Dans l’étape précédente, nous avons pris conscience de toute l’énergie déployée, quelques fois en vain et depuis des années, pour essayer de nous construire un style. Nous allons maintenant entrer dans le vif du sujet et construire pas-à-pas cette garde-robe qui nous ressemble et dont nous avons tant rêvé. Et vous allez vous rendre compte que ce n’est pas très compliqué, à condition de réfléchir et de reprendre les choses dans l’ordre.

Pourquoi porter des vêtements ?

Et bien oui, avant toute chose, posons-nous cette question : Pourquoi portons nous des vêtements ? 

Ça parait cucul, dit comme ça. Mais ça ne l’est pas tant que ça ! Donc pourquoi portons-nous des vêtements (mis à part pour occuper nos pauses déjeuner en flânant -et en dépensant- dans des boutiques H&M) ?

En ce qui me concerne,  pour répondre trivialement c’est tout d’abord pour me couvrir. Parce que socialement ça vaut mieux, en effet. Vous n’êtes pas sans savoir que c’est mal vu de se promener à oilp dans nos sociétés occidentales. Sauf dans certains camping du côté du Cap d’Agde, on est d’accord. 

Deuzio, ici en hiver, ça caille. Par chez moi il fait d’ailleurs tellement froid qu’on ressemble à des mille-feuilles en hiver.

Puis en été, imaginez vos culs nus sur les sièges en cuir de la Twingo. Pas cool. Ça colle le cuir, et quand on décolle la fesse, ça fait mal (cf. expérience vécue avec jupe beaucoup trop courte).

Se vêtir c’est donc avant tout un besoin primaire. Ça vous en bouche un coin, on avait toutes un peu oublié ça; société de consommation oblige (enfin … sauf celles qui vivent en autarcie dans des éco-villages du Larzac et puis aussi les Mormons,  bien sûr).

Le vêtement a une fonction, une utilité. Ce n’est pas qu’un objet d’apparat (comme le bijou par exemple).

On achète souvent des vêtements pour se faire plaisir. Mais si vous gardez à l’esprit la réponse au besoin primaire, vous allez déjà vous éviter une quantité d’achats inutiles. Vous êtes sceptiques, hein, je vous vois au fond de la salle avec le front plissé … Je vous explique !

En prenant en compte la réponse au besoin primaire de vous couvrir, vous allez laisser de côté les vêtements genre … importables. Importables parce que la coupe du vêtement est totalement inconfortable; importables parce que la taille du vêtement n’est pas adaptée; ou encore importables parce que la matière ne convient pas du tout.

Oui, je parle de tous ces vêtements que vous achetez juste pour les regarder sur leur cintre. Ils ne répondent pas à ce besoin primaire. Peut-être à un besoin de collectionnite ou un autre besoin mais pas au besoin primaire de se vêtir.

Quelques exemples sur le vif :

 Le vêtement trop décolleté
Oui ce top avec lequel vous allez vivre toute la journée dans l’angoisse du sein fugueur.
Cf : l’épisode Sophie Marceau. Certes, cela a été un joli coup médiatique pour Sophie, mais pas sûr que vous puissiez gérer cela avec la même coolitude, si cela vous arrive pendant la réunion annuelle de présentation des objectifs de la boîte avec bigboss et toute sa smala.
Le vêtement doit nous couvrir. Après, on a toutes une notion bien personnelle de la couvrance. Il ne s’agit pas de se promener en burkini, les filles. Si vous aimez les décolletés et les seins fugueurs moi je dis allons-y ! Je n’ai aucun problème avec ça. Mais il faut l’assumer. Ne portez que ce que vous assumez, ce qui vous met à l’aise, ce qui vous rend plus forte, plus sûre de vous.
Attention, je ne dis pas qu’il faille rester dans sa zone de confort (surtout quand celle-ci se résume à jean-converse depuis votre adolescence). Il faut se dépasser. Mais pas pour la « couvrance ». Parce que nous ne porterez pas ce que vous n’assumez pas. Ça restera dans l’armoire. Pour sûr.

Le vêtement trop serré
Vous vous souvenez de ces jupes crayon taille haute qui descendent jusqu’en dessous du genou et qui ont juste une micro fente de 5 cm? Non mais franchement, qui a dessiné des modèles pareils ? Probablement un homme qui n’a jamais mis de jupe de sa vie. Je vous mets au défi d’essayer de sortir décemment d’une voiture avec une telle jupe. C’est encore plus balaise que de sortir de la bagnole  à une semaine du terme, lorsque vous étiez enceinte des triplés. Je veux bien que vous me postiez vos vidéos si vous êtes capable de faire ça sans flinguer la couture ou pire, la jupe. (Cf: ça sent le vécu… Invitée dans un restaurant gastronomique pour une fête de famille… Monsieur  se gare devant le restau. Je sors de la voiture. Craaaac … bye-bye la robe bustier Sandro. Déchirée sur 30 cm au niveau du popotin. Autant vous dire que j’ai rasé les murs toute la journée).
À oublier également les vêtements à la taille trop serrée. C’est quoi la vie si vous devez vous contenter d’un verre d’eau et d’un radis à midi parce que ce p… de pantalon vous comprime votre petit estomac qui n’a rien demandé à personne ? WTF ! Foutez lui la paix et laissez le digérer peinard. C’est pas une vie sinon.

Le vêtement trop petit ou trop grand
Laissez tomber ! N’achetez que des vêtements que vous pouvez porter tout de suite. Pas pour dans 6 mois quand vous aurez récupéré votre taille d’avant les triplés. Pas non plus pour le jour où vous vous réveillerez subitement un matin, avec 10 cm de plus ou de moins.
Moi par exemple, j’ai cessé de croire que -parce qu’en 1993, alors que j’étais en classe de seconde, j’ai pu un jour enfiler un jean taille 34 – je reporterai un jour du 34 (j’y ai cru longtemps cependant).
Soyons réaliste, on se fait plaisir avec des vêtements à porter immédiatement !
Idem pour les chaussures. Oubliez cette idée de chaussures pas à votre taille. Je veux dire même s’ils elles ne sont pas chères et que c’est une super affaire. Est-ce qu’un mec achèterait une paire de chaussures trop petites juste parce que c’est la dernière pointure dispo dans ce super modèle ? Non ? Mais alors pourquoi moi, pourquoi vous ? On dit : pas de chaussures trop petites. Même si la vendeuse vous dit qu’elles vont se « faire », que le cuir va se détendre… Je veux bien croire à l’argument de la détente du cuir à la limite pour une demi pointure … et encore. Au delà c’est niet. On a jamais vu un pied rétrécir. Ça se saurait. Gonfler, oui à la limite, pendant votre grossesse ou parce qu’il fait 43 degrés à l’ombre. Mais rétrécir, non, non, non. Même si tu recourbes les orteils. Y’a pas moyen. Et attention quand je dis que vos pieds peuvent gonfler, ça ne veut pas dire que vous pouvez craquer sur cette paire de Louboutin trouvées dans un vide-dressing en taille 39 alors que vous faites un petit 36. Même avec une semelle et même avec du coton à l’avant. No way. Ça ne marche pas. Oubliez ça tout de suite.
Cf : épisode des escarpins trop grands. Je te décris le sâle plan : Tu marches dans la rue avec tes nouveaux  escarpins de fou un peu trop grands. Y a des pavés. Déjà t’aime pas. Parce que escarpin + pavés = pas copains-copains. Bref tu marches tranquille avec ta démarche chaloupée –Tu vois ta fille de 3 ans quand elle traverse le salon avec TES chaussures au pied ? Ben voilà quoi. C’est à ça que tu ressembles précisément à l’instant présent, avec tes pompes taille 39, la robe de la Reine des Neiges en moins- donc tu te mouvois tranquillement sur les pavés et tu te concentres un max parce que tu vas passer devant la terrasse d’un café. Tu te concentres donc pour dilater tes orteils –si, si c’est possible- afin de maintenir ces p… de godasses et d’avancer sur ces p.. de pavés. Tu essaies aussi d’esquiver les jointures des pavés. Parce qu’en vrai c’est ça le plus dangereux : les jointures. Les pourris, ils ont rajouté des jointures entre les pavés ! Voilà donc pas que ton talon –cette ordure- a décidé de te faire une petite blaguounette. Le fou a soudainement décidé de se planter dans une de ces saloperies de jointure, avec TA chaussure. Ben oui, puisqu’il n’y avait rien pour la retenir si ce n’est tes petits orteils dilatés. Mais ton pied lui, a décidé d’avancer quand même. Tu te retrouves donc avec un pied nu, devant un parterre de spectateurs, à 4 pattes, entrain de déterrer ta godasse coincée dans la jointure des pavés et à récupérer ta semelle et ta boule de coton qui traînent au sol. Je vous passe les détails sur la force de recul au moment où la chaussure et le pied se désolidarisent et où je manque de me vautrer. Pour le glamour on repassera mes chéries #jesuisunboulet.

Les matières désagréables
Il est trop beau ce pull en 100 % mohair. Oui, mais je ne supporte pas la mohair, ça gratte, ça pique et ça m’agace. Mais quand même… il est très beau, je mettrai un t-shirt en dessous. Non ma belle. Tu ne mettras pas de t-shirt en dessous. Parce que c’est moche. Sauf si tu es à la montagne et que tu as prévu d’aller skier aujourd’hui. Ce magnifique pull 200 % mohair va donc te faire de l’œil pendant tout l’hiver sur son cintre. Mais toi, tu vas le snober. Parce que tes journées sont déjà assez sportives (taf, petites têtes blondes) pour ne pas, en plus, t’infliger l’inconfort d’un pull qui gratte. Il y a tellement de jolies choses agréables à porter. Veux-tu réellement dépenser de l’argent pour ce qui va devenir une corvée ?
Idem en été avec ces petits tops en 200 % synthétique. Tu feras de l’huile toute la journée, bonjour auréoles et odeurs ! Laissez tomber. Nous parlerons des belles matières à porter l’été (et l’hiver) ultérieurement.

Voilà… c’est tellement simple !

Vous voyez qu’en réfléchissant à l’utilité d’un vêtement dans le sens de la réponse qu’il apporte à un besoin primaire, nous allons déjà en abandonner un certain nombre avant de passer en caisse. C’est trivial, mais c’est la vérité !

S’il faut se couvrir autant que ce soit avec style

Avant je pensais qu’on avait chacune UN style : style classique, style décontracté, style BCBG (ce terme existe encore ?!), style bohème, style sportif, style rock, style grunge, style gothique … Bref on choisissait un style et on s’y tenait.
Si vous aviez choisi le style Barbie Working Girl par exemple, vous vous achetiez des millions de jupes droites, de chemises blanches et des escarpins à talons vertigineux. Voilà chacune son style.

Mais ça c’était AVANT.

Maintenant je me dis que la classe c’est d’avoir non pas UN style mais DU style.

Vous saisissez la nuance ? Genre un jour vous êtes parfaitement à l’aise dans vos Converse,  et le lendemain c’est pantalon à pinces. Ça c’est le pour le level débutant. Parce que si vous êtes passée au level expert, vous oserez bien évidemment mixer-matcher les deux ! Et oui, c’est ça la clé. Pas UN style mais DU style.

Evidemment, il va falloir déterminer les styles les mieux adaptés à votre mode de vie. Pour cela, vous tiendrez compte de vos goûts mais aussi de vos contraintes professionnelles, familiales etc. Il faudra probablement faire des compromis. Si vous adorez les escarpins à talons aiguille de 14 cm mais que vous faites 8 km à pied chaque matin pour vous rendre au travail, lequel implique en plus de rester debout toute la journée, les escarpins ne seront sans doute pas les chaussures les mieux adaptées. Peut-être qu’un style casual-chic (si le dress code de l’entreprise le permet) à plat ou avec des petits talons sera plus adapté à votre mode de vie…. Libre à vous de jouer les rockeuses perchées sur 14 cm le week-end !

Acheter moins mais mieux

C’est le troisième objectif : acheter moins (beaucoup moins) et mieux. Pour cela j’apprends à me méfier de ma fausse-amie la mode. Alors oui, la mode c’est de l’art. Sur les podiums.

Dans les enseignes que nous affectionnons, je parle surtout de la fast-fashion, c’est plutôt du consumerisme. Collections très courtes, collections capsules, tendances… Tout est fait pour nous faire renouveler trèèèèès très très souvent notre garde-robe, et donc nous faire dépenser beaucoup d’argent. Alors la mode il faut bien sûr la regarder, l’observer. Il ne s’agit pas de se mémériser, mais de l’appréhender avec bon sens. Garder une notion de bon goût. Je veux dire si demain le leggings avec motif tâches de vache revient à la mode, ce n’est pas parce qu’il y en a dans chaque boutique que vous devez vous acheter un, ok ?

En plus, pour nous faire acheter souvent, ces enseignes sont obligées de vendre à petits prix. Parce que nos budgets ne sont pas extensibles. Même si on fait des arbitrages, à un moment il faut bien payer le crédit de la maison. Et donc leur stratégie, tellement évidente mais il est bon de la rappeler, c’est de rogner sur la qualité évidemment. Nous voilà donc depuis une quinzaine d’années avec des vêtements qui sont devenus des vêtements jetables. Ils se transforment en chiffons au bout de trois lavages. L’impact sur l’environnement est bien sûr désastreux. Mais le rendu sur nous de ces matières synthétiques très cheap  n’est pas terrible non plus.

Ensuite, les vêtements sont portés dans les catalogues et sur les podiums par des lianes d’1,80 m. Nous ne sommes pas toutes des lianes, et nous ne mesurons pas toutes 1,80 m. Donc méfiez vous des images que vous voyez. C’est joli sur elles mais ça ne rendra pas pareil sur vous. Inversement c’est quelconque sur un mannequin filiforme mais sur vous, comment dire… ça claque quoi !

Pour savoir ce qui vous va, ce qui vous met en valeur, il faut déterminez votre type de silhouette. C’est absolument indispensable.

Une fois que vous connaissez votre type de silhouette, vous apprendrez à équilibrer les proportions. Et franchement, ça marche. Vous allez découvrir qu’il y a des vêtements que vous pouvez porter pour vous couvrir (besoin primaire blablabla) et d’autres vêtements qui vont vous mettre en valeur. On vous dira si la robe empire est faite pour vous, s’il vaut mieux porter un col en V ou un col roulé, s’il vaut mieux privilégier le jean droit ou le slim. Une fois que vous savez ce qui est fait pour vous et ben vous vous y tenez ! Ça ne veut pas dire qu’il ne faille plus jamais essayer autre chose. Mais pour les basiques qui vont durer, vous miserez sur ces pièces-là et pas sur des pièces juste « parce qu’elles sont à la mode ». N’hésitez pas à lire Quel est mon type de silhouette? A, V, X, H, I, O et comment la mettre en valeur ?

Coco Chanel disait « La mode se démode, le style jamais »

Le raffinement vestimentaire

Oui c’est vrai, c’est hardos, j’en conviens.
Ça, c’est quand t’as vraiment du style, tu peux en plus te permettre le raffinement. C’est le petit truc en plus. The cherry on the cake. La classe à Dallas. Et c’est dur parce que c’est un travail de tous les instants #hardlife. Mais pendant que vous faites ça, vous n’achetez plus des trucs à deux balles qui finissent au fond d’un placard. Et ouais, bien joué, non ??

Le raffinement c’est ce petit détail en plus.

Je le vois souvent dans les accessoires. Choisissez vos accessoires avec soin. Je dis ça, j’ai un tiroir plein de bijoux de pacotilles décolorés de chez H&M ou Zara… Mais j’y travaille ! L’intention est là !

Voilà donc mes objectifs :

 être à l’aise pour porter les vêtements avec plaisir,
avoir du style (toujours),
dépenser moins en achetant moins mais mieux,
chercher le raffinement.

Dans la prochaine étape, nous entrons dans le concret en commençant à trier nos vêtements, la 3ème étape de ma méthode pas-à-pas pour vous constituer vous aussi votre garde-robe idéale.

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On papote ?

C’est l’heure des devoirs ! Dites moi quels sont ou quels seraient vos objectifs si vous deviez (ré)organiser votre garde-robe ? Comment voyez-vous les choses ?

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