Tu ne sais pas lequel choisir ? Prends les deux ! Tu le vaux bien … Tu travailles dur pour ça … Voici le genre de messages que nous envoie en permanence notre société de sur-consommation. Surconsommation et achats compulsifs sont étroitement liés. Ce sujet concerne nombre d’entre nous (moi la première). Dans notre projet de nous constituer notre garde-robe idéale, il va toutefois falloir mettre un sérieux coup de frein à ces achats compulsifs, car non seulement ils nous remplissent de culpabilité mais en plus ils nous parasitent en encombrant notre garde-robe et en vampirisant le budget prévu pour des pièces dont nous avons réellement besoin.

C’est quoi les achats compulsifs ?

Définition de l’Institut Fédératif des Addictions Comportementales (IFAC)

« L’achat compulsif est un comportement d’achat incontrôlé avec une tendance répétitive aux dépenses provoquant des conséquences négatives au niveau personnel, familial et social. L’achat compulsif est un trouble qui fait aujourd’hui consensus »

On ne va pas se voiler la face, je crois qu’on est assez nombreuses à faire des achats incontrôlés de manière répétitive !

Le marketing, la surconsommation, les collections capsule, la fast-fashion sont là pour nous inciter à ce genre de comportements.

Mes achats compulsifs et les dépenses qui en découlent n’ont jamais eu de conséquences ou de répercussions graves pour moi dans le sens où je ne me suis jamais mise en danger mais j’aurai pu faire bien plus intéressant avec tout cet argent.

J’ai lu il y a quelques années la série des « Shopaholic » de Sophie Kinsella. Pour celles qui aiment lire en anglais, ces livres sont très drôles, c’est une caricature de ce que nous sommes dans notre fièvre acheteuse.

Ce sujet me tient à coeur car les achats compulsifs c’est un peu l’histoire de ma vie (mais je me soigne).

Cette bataille permanente entre la voix de la raison et celle de l’envie. La culpabilité pour seul et unique résultat.

Gros progrès, j’ai passé l’époque où mon kiff c’était de rejouer la scène de Pretty Woman dans laquelle Julia Roberts traverse la rue avec ses 58 sacs.

Maintenant quand j’ai trop de sacs ça me file plutôt la nausée et c’est très bien comme ça.

Les achats compulsifs : comment les réduire

Pretty Woman

J’ai eu une (longue) période où je ne sortais les vêtements des sacs que trois semaines après les avoir achetés et je coupais les étiquettes trois mois plus tard.

Je ne portais pas ces vêtements ou à peine et souvent je ne me souvenais même plus que je les avais, donc bonjour amis doublons et triplons !

J’ai eu une période où lorsque j’hésitais entre trois couleurs pour un t-shirt et bien je prenais les trois tout simplement. Pourquoi se casser la tête ? Bien sûr je n’en portais qu’un… mon préféré !
J’ai eu une période où acheter était comme une drogue. Il me fallait ma dose.
J’hésitais à entrer dans la boutique parce que je savais. Puis une force irrépressible me faisait franchir le pas.
Les premières minutes je scrute, je résiste, les mains dans les poches.
Puis une fois que j’ai le premier article en main, le reste de la famille suit et je me retrouve dans ma cabine à essayer 15 articles. Qui me vont tous plutôt bien.
Pour me donner bonne conscience je mène une petite bataille intérieure pour en laisser 3.
Je dépose donc le 1028ème top noir, le 342ème gilet noir et le 28ème jean used sur le portant, fière de moi.
Mais en rejoignant la caisse, les 12 articles sélectionnés sous le bras, je tombe sur un autre merveilleux top noir qui m’avait échappé. Il a l’air d’être à ma taille, je le prends sans même essayer.
De toute façon j’ai un mois pour échanger . (Mais qui échange dans la vraie vie ? )
Et enfin le piège ultime. La caisse.
La caisse, ses foulards, ses bijoux fantaisie, ses ceintures, ses étuis de téléphone, chaussettes et autres fantaisies. Je prend non pas 1, non pas 2 mais carrément 3 colliers.
Pourquoi choisir ?
Ils me plaisent tous et ils ne coûtent presque rien !
Tout est fait pour générer le maximum d’achats compulsifs.
Au final j’en ai pour 354€ quand même.
Je file avec mon gros sac dans la voiture. Je souffle un bon coup, la dopamine diminue, l’excitation est passée, j’ai eu mon shoot.
Je regarde cet énorme sac avec désolation.
Je sais qu’en rentrant je n’aurai même pas envie d’enlever toutes les étiquettes.
Je pense aux 354€. J’essaie de me consoler en me disant que ça ne fait qu’une vingtaine d’€ par article.
Une petite voix essaie de me rassurer et me dit « regarde tout ce que tu as pu acheter pour ce prix ?.
En boutique, chez The Kooples ou chez Maje, tu aurais eu à peine 1 ou 2 articles pour ce prix. »

Une autre voix vient dire « Tous ces vêtements vont encore encombrer ton dressing jusqu’à finir au container à vêtements ».

 

Au final, les achats compulsifs c’est zéro plaisir :

  • pas de plaisir à acheter parce qu’on se sent prise par une pulsion incontrôlable, les achats ne sont pas réfléchis;  
  • pas de plaisir à rentrer chez moi avec mes nouveaux vêtements puisque je vais planquer ce sac pendant 3 semaines dans la penderie avant de retirer les étiquettes;
  • pas de plaisir à porter ces vêtements puisque je ne me suis même pas demandée avec quoi j’allais les porter.
Les achats compulsifs : comment les réduire

Pinterest*

Après l’achat compulsif, il ne reste qu’un énorme sentiment de gâchis et de culpabilité.

Pas très réjouissant.

Je dépensais beaucoup d’argent pour encombrer mon dressing et mon esprit et j’étais toujours insatisfaite de ce que j’avais en fin de compte.

J’ai pris conscience que le plaisir du shopping et le plaisir d’avoir du style et une garde-robe bien conçue étaient deux choses différentes qu’il faut dissocier.

Dans le thème « créer sa garde robe idéale », tu pourras découvrir :

Dans cette stratégie, il n’est plus question du tout de céder aux achats compulsifs.

Il n’y a plus de place pour les achats compulsifs, tout simplement.

Bien sûr j’ai quelques fois du mal à suivre à la lettre mes bonnes résolutions mais au moins il n’y a plus de dérapages tel que ceux connus dans le passé.

Dans la stratégie de pérennisation de la garde robe, j’ai décidé de faire le point chaque saison et de remplacer les basiques qui ne font plus impeccables lors des soldes et ventes privées. Je les repère avant mais je ne les achète pas tout de suite.

Pour les pièces fortes qui suivent la tendance je me permets un ou deux nouveaux hauts et un ou deux nouveaux bas à chaque saison. Il faut donc les choisir avec soin. Ça limite les achats compulsifs.

Comment cesser les achats compulsifs 

Résister à l’appel des boutiques :

  • Premièrement limiter les risques en n’y allant pas souvent ! C’est tout simple. Moins tu es confrontée à la tentation, moins tu dois déployer d’énergie pour y résister.
    Si tu entres chaque semaine chez Zara ou H&M, tu trouveras à chaque fois un petit top, un petit accessoire, une nouvelle jupe qui te fera de l’oeil car les collections sont très courtes et les nouveautés arrivent tous les jours.

     

    Tu vas inévitablement empiler des vêtements inutiles pour lesquels tu auras dépensé beaucoup de petites sommes mais fais le compte sur un mois, tu te rendras compte que cela fait un budget conséquent.
    La nature a horreur du vide. Alors lorsque tu ressens cette envie irrépressible d’aller faire les boutiques, trouve-toi une diversion. Vite ! Fais-toi plaisir en faisant du sport, en allant au cinéma, en prenant soin de toi. Moi par exemple, je fais une séance d’essayage chez moi tranquillement avec de la musique et je cherche d’autres manières d’assortir les vêtements que j’ai déjà. C’est très gratifiant de trouver de nouvelles idées de style sans dépenser 1 centime.

 

  • Fais du repérage et des sélections sur internet avant d’aller en boutique. Tu auras un aperçu des pièces qui te plaisent et tu pourras faire une présélection sans craquer pour des pièces quasiment identiques dans 3 boutiques de suite juste parce qu’à chaque fois tu auras trouvé la chemise avec le petite truc en plus par rapport à celle que tu as acheté il y a 5 minutes , 1 heure, la semaine dernière ou le mois dernier.

 

  • Planifie tes séances shopping à l’avance. Laisse ta CB à la maison, fixe-toi un budget et pars avec de l’espèce. Cela te limitera et t’obligera à choisir vraiment entre différentes pièces, tu ne prendras que celles que tu aimes vraiment (et que tu auras donc de bonnes chances de porter).

  • Apprends à faire les boutiques sans moyen de paiement sur toi, juste pour le plaisir de regarder. Si une pièce te plait, attends une semaine avant de retourner l’acheter. Il y a de bonnes chances que tu l’aies oubliée d’ici là. Elle n’était donc pas si indispensable…

 

  • Ne fais pas ton shopping dans l’urgence. Par exemple, évite de faire les boutiques pendant ta pause déjeuner. Prise par le temps, tu n’auras pas le temps d’une vraie réflexion, tu n’auras pas le temps d’essayer correctement, de comparer et, par peur de rater une occasion, tu décideras à la va-vite de prendre de nombreux articles inutiles.

 

  • Ne ta laisse pas tenter par les sirènes du e-commerce qui favorisent les achats compulsifs en te permettant de dépenser H24 depuis le fond de votre canapé. Vas en boutique, ne commande pas en ligne sauf pour les achats réfléchis, repérés, et préparés pour les soldes ou les ventes privées par exemple. Quand tu es livrée, essaye immédiatement, remballe immédiatement ce qui ne convient pas, et va directement déposer le paquet en relais colis (quand c’est possible) sinon tu garderas des articles inappropriés par flemme de les renvoyer.

Enfin le plus efficace pour lutter contre les achats compulsifs, pose-toi ces quelques questions pour te ramener à la réalité et faire baisser la fièvre acheteuse. Je te conseille de noter les questions sur un papier que tu conserveras dans ton porte-feuille et de les lire avant de passer en caisse. Ce sont des questions de bon sens, mais absorbée par l’euphorie du moment, on peut vite oublier de se les poser et regretter nos achats ensuite :

  • S’agit-il d’un achat qui était prévu ?

  • S’agit-il d’un basique ou d’une pièce forte ? Si c’est un basique, est-il absolument irréprochable (coupe, couleur, taille) ? Si OUI je peux envisager de le prendre. Si NON je repose tout de suite. Rappelle-toi : tes basiques doivent être parfaits sinon ce ne sont pas des basiques.

  • S’il s’agit d’une pièce forte, avec quels basiques de ma garde-robe vais-je porter cette nouvelle pièce ? Il est utile d’avoir une application sur son téléphone avec le contenu de ta garde-robe (pour moi Stylebook par exemple). Cette application te permettra d’avoir toujours un oeil sur ce que tu as déjà).

  • Ai-je déjà un top/bas ayant la même coupe et la même couleur ? OUI ? Je repose tout de suite. On arrête les doublons et les triplons. Cette pièce ne te rendra pas plus belle que celle que tu as déjà.

  • Ai-je d’autres projets avec mon budget : week end, achat important, loyer à payer. Si oui, est-ce que cet achat imprévu est absolument nécessaire ? Va-t’il me mettre dans une situation délicate ?
    Les achats compulsifs : comment les réduire

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    Une autre technique que j’ai mise en oeuvre et qui fonctionne bien c’est le « sevrage » !
    Fixe-toi des petits challenges :

    • 1 mois, 3 mois, 6 mois sans acheter le moindre vêtement ou accessoire,
    •  acheter uniquement les articles d’une liste pendant toute une saison sans céder à d’autres tentation.

    Pour les personnes qui sont atteinte d’une forme grave d’addiction aux achats, il faut envisager une thérapie car cela peut être le symptôme d’une dépression latente, de troubles bipolaires d’autres troubles du comportements qu’un pense-bête de questions ne saura régler.

    On papote ?

    Et toi ? Acheteuse réfléchie ou acheteuse à tendance compulsive ? As-tu des petits trucs et astuces pour modérer tes ardeurs ?

    Passe une belle journée ! 

    Des Bisous 😘 !

    Stylée.fr- Le blog mode pour femme de 40 ans

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